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Guide RH · Juin 2026

Calcul des congés payés
méthode, règles et exemple

Combien de jours de congés un salarié acquiert-il ? Comment calculer l'indemnité ? Entre acquisition, période de référence et règle du dixième, le calcul des congés payés se trompe vite. Voici la méthode claire, avec un exemple chiffré.

Mis à jour le 12 juin 2026 · Lecture 6 min

1. L'acquisition : 2,5 jours par mois

En France, un salarié acquiert 2,5 jours ouvrables de congés payés par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables par an (l'équivalent de 5 semaines) pour une année complète. Le temps partiel n'y change rien : un salarié à mi-temps acquiert le même nombre de jours qu'un temps plein.

2,5 jours ouvrables × 12 mois = 30 jours ouvrables / an. Les jours ouvrables vont du lundi au samedi. Certaines entreprises décomptent en jours ouvrés (lundi à vendredi), soit 25 jours/an, à condition que ce soit au moins aussi favorable au salarié.

2. La période de référence

Les congés s'acquièrent sur une période de référence, traditionnellement du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours. Un accord d'entreprise ou de branche peut la décaler (souvent sur l'année civile). Les congés acquis sur une période sont en principe pris sur la période suivante.

3. Ouvrables ou ouvrés : ne pas mélanger

Mode de décomptePar semainePar an
Jours ouvrables (lundi → samedi)630
Jours ouvrés (lundi → vendredi)525

Le résultat en semaines est le même (5 semaines) ; seule l'unité de comptage change. L'erreur classique : compter l'acquisition en ouvrables et la prise en ouvrés (ou l'inverse).

4. Combien de jours d'affilée, et les jours de fractionnement

Deux bornes légales encadrent la prise du congé principal, et elles sont souvent ignorées :

  • 24 jours ouvrables maximum en une seule fois (article L3141-17). La cinquième semaine ne peut donc pas être accolée aux quatre premières sans dérogation.
  • 12 jours ouvrables continus au minimum doivent être pris entre le 1er mai et le 31 octobre, dès lors que le salarié dispose d'au moins 12 jours (articles L3141-18 et L3141-19).

Les jours de fractionnement

Lorsqu'une partie du congé principal — les 24 premiers jours ouvrables — est prise en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre, le salarié acquiert des jours supplémentaires (article L3141-23) :

  • 2 jours ouvrables supplémentaires si 6 jours ou plus sont pris hors période ;
  • 1 jour ouvrable supplémentaire si 3, 4 ou 5 jours sont pris hors période.

Un accord collectif ou une renonciation écrite du salarié peut écarter ce droit. La cinquième semaine n'ouvre jamais droit au fractionnement.

5. Arrêt maladie : ce qui a changé le 24 avril 2024

La loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 a aligné le droit français sur le droit européen. C'est le changement le plus récent et le plus mal connu du calcul des congés payés. Depuis son entrée en vigueur :

  • un arrêt pour maladie non professionnelle fait acquérir 2 jours ouvrables par mois d'arrêt, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence ;
  • un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle fait acquérir 2,5 jours ouvrables par mois, sans que la durée d'absence assimilée à du travail effectif soit désormais limitée à un an ;
  • l'employeur doit informer le salarié de ses droits à congés dans le mois suivant sa reprise ;
  • le salarié dispose d'une période de report de 15 mois pour prendre les congés qu'il n'a pas pu poser du fait de son arrêt.
Conséquence pratique : un salarié absent six mois pour maladie ordinaire ne repart plus à zéro. Un suivi de congés qui ne crédite rien pendant l'arrêt produit désormais un solde faux, et le report de 15 mois se pilote à la main dans la plupart des outils — Plannio compris.

6. L'indemnité de congés payés

Pendant ses congés, le salarié perçoit une indemnité calculée selon deux méthodes, l'employeur retient la plus favorable au salarié :

  • Règle du dixième : l'indemnité égale 1/10 de la rémunération brute totale perçue pendant la période de référence.
  • Maintien de salaire : le salarié reçoit ce qu'il aurait gagné s'il avait travaillé pendant ses congés.

Exemple chiffré (illustratif)

Un salarié a perçu 24 000 € bruts sur la période de référence et prend l'ensemble de ses congés.

Règle du dixième : 24 000 € ÷ 10 = 2 400 € d'indemnité pour l'ensemble des congés acquis.
On compare ensuite au maintien de salaire sur les jours pris, et on garde le montant le plus élevé pour le salarié.

7. L'erreur silencieuse : le suivi à la main

Le calcul lui-même n'est pas le plus dur, c'est le suivi dans le temps qui dérape : soldes faux d'un mois à l'autre, reports oubliés, demandes validées deux fois, jours posés hors période. Sur un tableur partagé, chaque erreur passe inaperçue jusqu'à ce qu'un salarié réclame.

Un logiciel de gestion des congés tient les soldes à jour automatiquement, applique vos règles (ouvrables/ouvrés, période de référence) et garde une trace de chaque demande. C'est ce que fait Plannio pour les TPE/PME. Voir comment gérer les congés sans Excel →

Questions fréquentes

Combien de jours de congés payés par mois ?

2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif, soit 30 jours ouvrables (5 semaines) pour une année complète de référence. Le temps partiel acquiert autant de jours qu'un temps plein.

Quelle est la période de référence des congés payés ?

Traditionnellement du 1er juin de l'année précédente au 31 mai de l'année en cours, sauf accord d'entreprise ou de branche qui peut la décaler, souvent sur l'année civile.

Comment calculer l'indemnité de congés payés ?

Deux méthodes : la règle du dixième (1/10 de la rémunération brute de la période de référence) et le maintien de salaire. L'employeur applique la plus favorable au salarié.

Acquiert-on des congés payés pendant un arrêt maladie ?

Oui depuis la loi du 22 avril 2024. Un arrêt pour maladie non professionnelle fait acquérir 2 jours ouvrables par mois, dans la limite de 24 jours ouvrables par période de référence. Un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle fait acquérir 2,5 jours ouvrables par mois. Le salarié dispose d'un report de 15 mois pour prendre ces congés.

Combien de jours de congés peut-on poser d'affilée ?

24 jours ouvrables au maximum en une seule fois (article L3141-17) : la cinquième semaine ne peut pas y être accolée sans dérogation. Par ailleurs, au moins 12 jours ouvrables continus doivent être pris entre le 1er mai et le 31 octobre.

Qu'est-ce qu'un jour de fractionnement ?

Un jour supplémentaire accordé quand une partie du congé principal est prise hors de la période du 1er mai au 31 octobre : 2 jours ouvrables si 6 jours ou plus sont pris hors période, 1 jour si 3 à 5 jours le sont (article L3141-23). Un accord collectif ou une renonciation écrite du salarié peut l'écarter.

Jours ouvrables ou jours ouvrés ?

Les ouvrables vont du lundi au samedi (6/semaine, 30/an), les ouvrés du lundi au vendredi (5/semaine, 25/an). L'entreprise peut décompter en ouvrés si c'est au moins aussi favorable. L'essentiel est de ne pas mélanger les deux unités.

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Des soldes de congés justes, sans tableur

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Informations générales sur les règles des congés payés en France (septembre 2026) ; l'exemple chiffré est illustratif. Des dispositions de votre convention collective ou accord d'entreprise peuvent prévoir des règles plus favorables. Ce contenu ne constitue pas un conseil juridique, vérifiez votre situation auprès d'un professionnel ou de l'administration. Contenu édité par Groupe Asttas (éditeur de Plannio).